Ere de jeu

juillet 27th, 2009

Inutile de tourner en rond, le jeu à la nantaise se trouve six feet under. Le seul vestige encore visible d’une approche démocratique et collective du football flirte encore avec la Loire. Le Stade Marcel Saupin 2.0 dont l’architecture a été entièrement repensée, a gardé sa tribune Nord et son rectangle vert. Comme un marque-page indélébile dans l’histoire de la ville. Une histoire rythmée par les épopées de Canaris aujourd’hui bien cuits. En 2009, le bonheur n’est plus dans le pré. Et ce depuis l’éviction en 2001 de Reynald Denoueix, dernier ambassadeur de ce jeu à la nantaise. Nantes en porte encore les stigmates. La génération du tout numérique croit à une légende urbaine. Ceux qui ont connu la grandeur et la décadence du FC Nantes ont vu les frontières se déplacer. A l’extérieur du circuit cœur et même à l’international, le jeu à la nantaise ne se pratique plus en crampons et a décidé de se mettre en scène. Ici, là, là-bas. Il est partout. Il jalonne désormais le centre historique et sa périphérie. Il peut être rocke indé, électro fluo, folk barbu, électro dinglo… Qu’importe le jeu à la nantaise s’exporte à la vitesse d’une contre-attaque. Il file à vive à l’allure et va toujours droit au but. Le jeu à la nantaise n’est plus une légende urbaine. Mais bel et bien une réalité permettant de constater que le cœur de la ville bat encore pour des artistes, certes peut-être moins affûtés physiquement. Mais néanmoins conjuguant toujours au temps présent ce fameux “je” à la nantaise. Un “je” privilégiant le collectif à l’individuel.

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