oh la LA : visitez les mine d’uranium de LA
juillet 10th, 2009
- vous voulez une centrale nucléaire ou un nouvel aéroport international ?
- …
- mais je vois que vous avez d’anciennes mines d’uranium ! oh, la, la, ça se visite ça, non ?
- …
les 7 nains d’areva à gétigné : l’utopie permanente
championnat radioactif : gétigné enterre la hague
visites sur rendez-vous : tél. : + 33 (0) 2 40 36 17 18
scintillo-tourisme et geigero-tourisme
une autre, au bord de la mer : les 7 nains à piriac avec leurs petits wagonnets et leurs casques fleuris […]
602 tonnes extraites en 14 ans !
tous les jours et même le dimanche, elle travaillait avec vaillance
pour un artilleur de mayence qui n’en est jamais revenu […]
dernière minute : une filière nord-coréenne de prolifération démantelée dans les mines du pays de guérande.
pays récepteur, l’océan.
à propos du cri du cru et des massacrors
juillet 8th, 2009
les débuts de la photographie couleur en loire-inférieure
attention : toute utilisation malveillante sera sévèrement sanctionnée.
pour votre sécurité, des dispositions ont été prises et des contrôle sont effectués.
le plus grand groupe du monde de rock’n'roll français
télécharge gratuitement tous des crétins !
crucifié par la publicité ou le plagiat par anticipation
juillet 8th, 2009
 pécari […]
4 rue contrescarpe, nantes.
un one-shot publicitaire au temps de la réclame déclinante, un street-marketing de la bourgeoisie nantaise qui plagie par anticipation tous les corrompus de la publicité post-moderne - l’intuition de ce berlusconisme invasif dont les actes publicitaires polluent chaque geste, chaque pensée, chaque idée de nos journées.
même nos outils de déplacement : bus, tramways, vélos, tout y passe.
il faut être né là pour s’en souvenir.
ou l’imaginer.
un homme vieilli prématurément porte sa croix dans les rues du centre-ville des années soixante-dix.
nomadisme en boucle, errance simulée, une invitation au voyage un peu glauque.
stéphane pajot, chroniqueur passionné de nantes, relate qu’on le surnommait aussi je vous salue marie, car il égrénait son chapelet dans sa poche pendant ses longues marches urbaines, ses dérives bénissantes.
plagiat par anticipation au carré, notre ami était déjà le renouveau charismatique à lui tout seul.
il bénissait la ville quand d’autres la lui faisaient piétiner.
arrière satan, decaux, séguela, clear channel, saussez … retournez au néant !
photographie reprise par stéphane pajot dans personnages pittoresques de nantes et de loire-atlantique, éditions d’orbestier, 1999. voir aussi nantes étonnante, faits et visages oubliés d’un siècle insolite, 2000, et histoires extraordinaires et inédites de’ nantes et de loire-atlantique, 2000. à découvrir.
le ruban bleu ou la tentative de privatisation d’un lieu nazairien
juillet 6th, 2009
en instance de mutation pour nantes
juillet 6th, 2009
La ville qu’on n’aime qu’à moitié et encore les années bissextiles et du côté des numéros impairs.
La ville qu’on aimerait avoir inventée tellement qu’elle est belle avec ses chemins vicinaux pour chats le long du faîte des murs en vrais moellons de jardins anciens près des anciens grands séminaires vendus à la découpe.
La ville qu’on aimerait ne pas avoir inventée tellement qu’elle est belle avec ses quatre-quatre noirs lookés pompes funèbres, sacré-cÅ“ur vendéen au cul, en plein milieu du protège-pneu de la roue de secours ; tellement qu’elle est belle aussi avec ses recyclages de fric, ses boutiques de fringues inabordables pour femmes abordables de notaires marrons depuis quatre
La ville qui s’est faite par des rumeurs, de bouche à oreille et d’écran à écran.
La ville où trop de gens se croisent sans se connaître et quand c’est comme ça, le macadam fond ipso facto et des chardons poussent à la place, résistants aux pesticides.
La ville qui croit avoir inventé la poudre qui aurait fait sauter le gisement de minerai de fer à partir duquel avec lequel on a fabriqué le premier fil à couper le beurre.
La ville qui envie les autres villes et tente de les tuer en faisant un épais silence autour d’elles.
La ville qui s’est faite petit à petit comme un livret de caisse d’épargne.
La ville qui s’est fait remonter les bretelles par l’Histoire.
La ville qui voudrait être ville-lumière, après avoir été ville-lumignon et qui n’arrive qu’à être ville-luminaire.
La ville où on aimerait être muté(e). On irait même jusqu’à mettre sur sa carte visite numérique : en instance de mutation pour NANTES.
La ville coup de pub sur ta gueule. Tu ne t’en remets qu’à moitié. Tu finis par ne plus croire aux villes, ce qui est suicidaire.
La ville qui ne s’étend que sur son passé et encore faut voir lequel. La ville d’à côté alors qui en remet des louches du sien et dit de sa voisine : encore faudrait-il en avoir un ! Aigreurs de l’émulation.
La ville foutraque à faible valeur locative moyenne.
La ville qui se souviendrait un jour du jour où elle a pendu Place du Pilori dans le cadre de l’opération Approprie-toi ton histoire, le plus laid des cabots nains pour ricosses manipulés (les chiens !) génétiquement avec la dernière cravate du dernier banquier spéculateur.
La ville qui ne serait plus qu’un seul gigantesque parking souterrain et aérien ; Et il n’y aurait plus d’étage zéro dans les ascenseurs. On y entrerait comme on voudrait. On en sortirait comme on pourrait. Certains dorment dans leurs voitures toute une vie, certaines y accouchent. Tous y meurent un jour ou l’autre. Rondes régulières des Pompes Funèbres à tous les étages. Les défunt(e)s seraient remorqués dans leurs véhicules hors des étages et incinérés-compactés avec leurs véhicules sur la terrasse du dernier étage. En présence des proches avec visionnage d’une vidéo défraîchie d’Enki Bilal.
La ville où les cons ont un certain avenir.
La ville qui s’est fait la malle. Un beau matin, son atmosphère si particulière vantée dans les brochures de l’Office du tourisme, n’est plus là . Il n’y a plus que des distributeurs de fric et des bacs à revues gratuites devant les agences immobilières. Et sur la place centrale, près des parkings pour scooters de livreurs de pizza, il y a une vidéo en boucle qui remémore le climat d’espaces verts partagés et de musiques mélangées, d’avant. On retrouve, en cherchant bien, des bribes de son atmosphère dans des cabanes de jardin, des vespasiennes en ardoise de Trélazé oubliées par les bulldozers de Decaux, dans des pavillons en meulière loués à des associations d’à moitié-pas-le-Ârond, des cafés de quartier inscrits au PMHM [Patrimoine Mondial de l’Humanité Modeste]. Comment ont-ils atterri là ? Comment en est-on arrivé là ? Tout le monde, interrogé, fournit des alibis en béton, disent les gendarmes.
La ville [vendéenne ?] où la Direction du Patrimoine vient d’acquérir pour une somme rondelette l’os de la dernière côtelette d’agneau, cuisinée « à la martyre », mangée par Louis Capet à la Conciergerie la veille de sa décapitation. Ce sera l’élément fondateur d’une Fondation de la Repentance et Expiation de la France. La ville souhaiterait dans un avenir proche racheter à la Ville de Nantes la colonne Louis Seize pour la replanter à l’entrée de son parc d’attractions chrétiennes patriotiques [PACP].
Adios amigos
ultra-sessions de mars “guide indigène de (dé)tourisme”
février 14th, 2009
les prochaines ultra-sessions du guide indigène de (dé)tourisme de nante-s et de saint-nazaire auront lieu
- le mardi 3 mars, Ã 20 h, Ã l’appart, bar-centre culturel, 182, rue de pornichet, 44600, saint-nazaire
http://www.lappart44.com/
- le dimanche 29 mars, à 15 heures, à la Très Petite Librairie, 58, bis, rue des halles, 44190 clisson
c’est évidemment gratuit.
siècle vingt
février 13th, 2009
siècle vingt, entretien avec jacqueline weil n’est plus disponible, mais seul le livre papier est épuisé.
nous mettons en ligne une version pdf de l’édition originale en accordéon, adaptée à une impression A4 à la maison sur Read the rest of this entry »
un concours pas ordinaire
février 9th, 2009
Communiqué
Avis de concours de Pièces et Main d’Å“uvre et des éditions L’Echappée
L’année 1750 est l’un de ces millésimes anodins où rien ne se passe en apparence, où tout bascule en profondeur. De cette année choisie un peu arbitrairement - il en fallait bien une - les historiens ont coutume de dater les débuts de la révolution industrielle et du machinisme à vapeur, tandis que les Read the rest of this entry »
état du projet février 2009
février 8th, 2009
 où en est le guide indigène de (dé)tourisme urbain de nante-s et de saint-nazaire ?
des infos ici
une pré-pré-pré-prod ou maquette est disponible. elle offre un cadre de travail, d’écriture à contraintes. pour écrire dans le guide, le mieux est d’en discuter directement avec l’équipe : a.la.criee[at]free.fr
février, avril et mai sont les 3 derniers mois de la fabrication : écriture, iconographie, structure, maquette, titre et illustration de couverture
juin : sortie de l’édition zéro du guide
pour l’instant, ça ressemble à ça [en plus modeste]
le dict des lieux, petit atlas satirique et poétique de la toponymie française
jean-paul barbe, textes, frédéric laé, cartes et motifs
hors-catégorie, grand public et jubilatoire
la géographie, ça sert d’abord à vivre. dans ces lieux là , made in france. l’humain-e crée ses lieux, et ces mêmes lieux le-la construisent. les créant, il les nomme. parfois il-elle en invente qui ne sont faits que de rêves. LE DICT DES LIEUX est né de cette matière vivante, de ce joyeux magma, vacarme géographique et mental. territoires singuliers. et l’imaginaire relie entre eux ces noms de lieux, y dessine des cartes fictionnelles qui, au fil de trois cents noms affolés sur la carte de france habille un pays secret où le rêve double le réel
collection avertissement, pour améliorer votre sécurité, des dispositions ont été prises et des contrôles sont effectués
décembre 2008, isbn 978-2-9531585-3-3, 10 €